Dr. Gymbro
A modern editorial still life photographed from a slightly elevated angle on a pale, matte stone surface in soft natural window light. On the left, a heaping mound of fine white creatine monohydrate powder spills from a matte ceramic scoop, with a few crisp grains scattered across the surface. In the center, a small, minimalist amber glass capsule bottle sits tipped on its side, with a handful of off-white capsules spilling out. The label is blank and clean. On the right, a neat row of three clear glass lab-style vials rests on a slim oak tray. The vials hold different amounts of white powder: the first nearly empty, the second slightly fuller, the third filled almost to the brim. This quietly suggests the difference in dose and result. Beside the tray lies a simple stainless steel measuring spoon and a folded sheet of cream paper with soft, abstract bar-chart lines in muted sage green and terracotta. The lines are hand-drawn and unlabeled.

Behind the objects, slightly out of focus, a lean athletic forearm in a gray linen sleeve rests on the edge of the surface, one hand loosely holding a matte shaker bottle. This hints at a training context without showing a face. A single sprig of eucalyptus in the corner adds a soft organic touch.

The palette is warm neutral: bone white, oatmeal, soft sage, muted terracotta, and touches of amber. Shadows are gentle and long, with a shallow depth of field that gives creamy bokeh in the background. The mood is calm, clean, and trustworthy, like a premium health and science journal's feature spread, with generous negative space at the top and right for headline overlay. The composition is wide, balanced, and uncluttered, with subtle film-like grain and a natural, true-to-life color grade. No text, no logos, no futuristic elements.
Nutrition

La dose indiquée de Kre‑Alkalyn n’augmente pas la créatine musculaire, le montrent les biopsies

Dr. Gymbro · · 5 min read

La créatine tamponnée coûte plus cher, promet davantage et affirme provoquer moins de ballonnements. Que s’est‑il passé quand les chercheurs ont prélevé de véritables échantillons de muscle pour vérifier ces affirmations ?

À la dose recommandée par le fabricant (1,5 g/jour), le Kre‑Alkalyn n’a pas fait augmenter la créatine musculaire de façon significative, alors que la créatine monohydrate ordinaire l’a fait. Voici les résultats de l’étude menée à Texas A&M et leurs implications pour votre portefeuille.


L’étude : qui, quoi, combien de temps

L’article, publié dans le Journal of the International Society of Sports Nutrition en 2012 par Jagim, Kreider et leurs collègues, est un essai contrôlé randomisé en double‑aveugle portant sur 36 participants entraînés en résistance (environ 20 ans, 82 kg, 14,7 % de masse grasse). Il a duré 28 jours.

Les participants ont été répartis en trois groupes :

  • CrM : créatine monohydrate (Creapure) à 20 g/jour (4 × 5 g) pendant 7 jours, puis 5 g/jour pendant les 21 jours suivants.
  • KA‑L : Kre‑Alkalyn à la dose indiquée par le fabricant, soit 1,5 g/jour pendant 28 jours.
  • KA‑H : Kre‑Alkalyn aux mêmes doses de charge et d’entretien que le groupe monohydrate.

Tous ont poursuivi leur entraînement habituel. Les chercheurs ont prélevé des biopsies du vaste latéral, des prélèvements sanguins à jeun, des mesures DEXA et des tests anaérobies Wingate aux jours 0, 7 et 28. Ils ont également mesuré le 1RM au développé couché et à la presse à cuisses aux jours 0 et 28.


Le résultat principal : les chiffres de la créatine musculaire

Les biopsies musculaires constituent la référence d’or pour répondre à une simple question : la créatine a‑t‑elle réellement pénétré le muscle ? Les données de biopsie proviennent d’un sous‑groupe de 25 participants.

La créatine a augmenté dans tous les groupes avec le temps, mais les différences entre groupes n’étaient pas statistiquement significatives (p = 0,46). Néanmoins, la tendance penchait en faveur de la monohydrate. Les variations moyennes de la créatine libre musculaire aux jours 7 et 28 étaient :

  • KA‑L : –7,9 et +4,7 mmol/kg de poids sec
  • KA‑H : +1,0 et +9,1 mmol/kg de poids sec
  • CrM : +11,3 et +22,3 mmol/kg de poids sec

Dans une comparaison à paires, le groupe à la dose d’étiquette du produit tamponné affichait –1,1 mmol/kg de poids sec contre +11,2 mmol/kg pour la créatine monohydrate (moyenne ± SEM ; p = 0,053). Il s’agit donc d’une tendance, et non d’une différence statistiquement confirmée; les valeurs individuelles variaient largement. Le point essentiel demeure : aucune preuve que le produit tamponné sature mieux le muscle, et à la dose indiquée il n’a pratiquement aucun effet.


Force, taille et puissance : aucun avantage pour la créatine tamponnée

Le discours marketing de la créatine tamponnée mise sur une meilleure rétention et des adaptations supérieures à l’entraînement. Les données ne soutiennent pas ces affirmations. Aucun effet groupe‑temps significatif n’a été observé sur :

  • La masse corporelle, la masse maigre, la masse grasse, le pourcentage de masse grasse ou l’eau corporelle totale
  • Le 1RM au développé couché et à la presse à cuisses
  • La puissance moyenne, la puissance de pointe ou le travail total au test Wingate

Certaines mesures ont évolué avec le temps, comme on peut s’y attendre lors d’un programme d’entraînement, mais aucun groupe n’a surpassé les autres. Le groupe à faible dose du produit tamponné n’a pas dépassé la monohydrate, et il en était de même pour le groupe qui a reçu le produit tamponné aux mêmes doses que la monohydrate.


L’allégation de ballonnement : réfutée

L’un des arguments de vente du Kre‑Alkalyn est la réduction des effets secondaires. Les auteurs n’ont trouvé aucune preuve de cela. En fait, aucun effet secondaire n’a été signalé, même dans le groupe monohydrate qui a reçu une charge de 20 g/jour. Il est difficile d’attribuer une rétention d’eau à la créatine monohydrate, étant donné que le volume d’eau total ne diffère pas entre les groupes.

Les marqueurs de sécurité étaient également normaux :

  • Créatinine sérique a augmenté dans tous les groupes, davantage avec les doses élevées (p = 0,03). L’augmentation était de seulement 0,1 à 0,2 mg/dL, bien dans les valeurs habituelles chez les personnes actives.
  • Le cholestérol LDL a baissé davantage dans le groupe monohydrate pendant la phase de charge, puis est revenu à la ligne de base pendant l’entretien.
  • Les lipides sanguins, les marqueurs osseux et cataboliques, les électrolytes, ainsi que les comptes de lymphocytes et d’érythrocytes n’ont montré aucune différence significative entre les groupes.

Points de vigilance

Il s’agit d’une petite étude de 28 jours réalisée chez de jeunes adultes entraînés. Les résultats de biopsie proviennent de seulement 25 des 36 participants, et la variabilité était importante, ce qui explique pourquoi la comparaison principale s’est arrêtée à p = 0,053 au lieu de < 0,05. Les données ne permettent pas d’évaluer les effets à long terme, chez les personnes âgées, les femmes spécifiquement, ou les populations cliniques. Ce qui ressort clairement, c’est que la créatine tamponnée n’a pas surpassé l’option moins chère et mieux étudiée sur aucun des paramètres mesurés.


Ce que cela signifie pour vous

Dosage : Prenez 3 à 5 g/jour de créatine monohydrate. L’étude a utilisé 5 g/jour en phase d’entretien, ce qui se situe dans cette fourchette. Si vous souhaitez une saturation plus rapide, une charge optionnelle d’environ 20 g/jour (répartis en quatre prises de 5 g) pendant 5 à 7 jours est le protocole qui a le plus augmenté la créatine musculaire dans cet essai. La charge reste optionnelle ; une prise quotidienne à faible dose amène le même résultat en quelques semaines.

Timing : L’étude n’a pas testé le moment de la prise, et les preuves générales suggèrent que la constance prime sur le timing. Prenez‑la quand vous vous en souvenez, de préférence avec un repas pour limiter les gênes gastriques.

Quel produit choisir : Optez pour la monohydrate pure, idéalement un produit contenant Creapure ou une autre créatine certifiée par un laboratoire tiers. C’est la forme utilisée dans le groupe de comparaison de l’étude et elle est généralement moins chère.

À qui cela convient : Haltérophiles, sprinteurs et athlètes de sports collectifs qui recherchent un soutien lors d’efforts de haute intensité et d’entraînement de force.

Qui devrait s’abstenir ou consulter un médecin : Toute personne atteinte d’une maladie rénale ou d’une fonction rénale diminuée, ou sous traitements affectant les reins, doit en parler à son médecin. La créatine augmente légèrement la créatinine sérique, ce qui peut fausser l’interprétation des analyses. Les femmes enceintes ou allaitantes ainsi que les mineurs devraient également demander un avis médical.


En bref

L’étude n’a trouvé aucun avantage de la créatine tamponnée sur la créatine musculaire, la composition corporelle, la force ou la puissance, ni de réduction des effets secondaires. À la dose de 1,5 g/jour indiquée sur l’étiquette, les données biopsiques montrent pratiquement aucune hausse de la créatine musculaire, tandis que la monohydrate a affiché une augmentation nettement plus importante. À moins que de nouvelles recherches contrôlées et rigoureuses n’apportent d’autres preuves, le prix plus élevé ne paie que pour le marketing, pas pour la performance.

Original study

Read the original research on pubmed.ncbi.nlm.nih.gov →

This article summarizes published research for general information. It is not medical advice.

DG

Written by

Dr. Gymbro

Dr. Gymbro writes for Dr. Gymbro: science-backed fitness, nutrition & performance.

Related Articles

A landscape editorial photograph of a clean, sunlit kitchen-counter or light oak table, shot from slightly above at a gentle angle. Three small matte ceramic bowls in muted sage green, warm sand, and soft white sit in a loose row. Each holds a different fine white powder, and each has a small wooden scoop resting beside it. The middle bowl is slightly closer to the camera and sharper in focus, with a faint dusting of powder spilling onto the surface. In the soft-focus background, a stainless steel shaker bottle and a half-peeled orange sit beside a folded linen napkin, suggesting citrus without being literal. A single lemon wedge sits near the left bowl, and a small dried apricot sits near the right, a subtle visual nod to citrate and pyruvate.

In the background, a blurred athletic scene: a running shoe resting on a wooden bench and a small notebook with a pen, suggesting a training log. Soft diffused morning light enters from the left through a window and casts long, gentle shadows. The palette is warm neutrals, creamy whites, soft greens, and a hint of terracotta orange. The look is a modern wellness magazine with a shallow depth of field, a fine-grain film feel, and generous negative space on the right third of the frame for title text. The mood is calm, trustworthy, and scientific yet approachable, with no text, labels, or logos.
nutrition

Créatine pyruvate vs citrate : quelle forme a maintenu la force plus longtemps

BY DR. GYMBRO ·

Deux formes de créatine ont dépassé le placebo lors d’un essai de 28 jours. La créatine pyruvate a conservé son effet sur la force pendant les dix intervalles d’effort maximal, alors que la créatine citrate a perdu son avantage dès le sixième intervalle. En plus, le pyruvate a amélioré la vitesse de relaxation et la consommation d’oxygène au repos. L’étude n’incluait toutefois pas de groupe monohydrate. Voici ce que les chiffres montrent, ce qu’ils ne montrent pas, et comment choisir la forme la plus adaptée.

Créatine avant ou après l’entraînement ? Une petite étude donne l’avantage à la prise post‑entraînement
nutrition

Créatine avant ou après l’entraînement ? Une petite étude donne l’avantage à la prise post‑entraînement

BY DR. GYMBRO ·

Doit‑on consommer de la créatine avant ou après la séance de musculation ? Une étude de 2013, menée auprès de 19 bodybuilders masculins, a montré que la prise post‑entraînement était légèrement supérieure à la prise pré‑entraînement en termes de masse maigre, de masse grasse et de développé couché. Cependant, le test statistique officiel n’a pas mis en évidence de différence significative entre les deux groupes, les auteurs se limitant à l’hypothèse prudente de « possiblement plus bénéfique ». Cet article détaille ce que révèlent réellement les données, l’importance de la taille de l’échantillon, et comment appliquer ces résultats avec une routine simple de 5 g par jour.

A landscape, editorial-style flat lay photographed from above on a pale oak gym bench or a matte light-gray concrete surface. On the left side, a clear glass of water sits next to a small matte white ceramic bowl of fine white creatine powder, with a wooden scoop resting beside it and a few loose grains scattered naturally on the surface. In the center, a modern analog wall-style clock face is replaced by a simple minimalist stopwatch in brushed steel, its hands paused, subtly suggesting timing without any text or numbers emphasized. On the right, a neatly folded charcoal gym towel and a single chalk-dusted dumbbell handle enter the frame at the edge, with a faint dusting of white chalk on the wood. A small linen notebook with a pencil rests slightly off-center, its pages blank, hinting at data and study without any readable writing.

The color palette is soft and restrained: warm cream, oatmeal, sage green, and muted slate, with one accent of terracotta orange in the pencil or a small ceramic dish. Light comes from a large window at the upper left, casting long, gentle diagonal shadows and a soft highlight across the glass of water, creating delicate caustic reflections on the surface. The depth of field is shallow, with the creatine bowl and scoop in crisp focus and the edges softly blurred. The composition leaves generous negative space on the upper right for a headline overlay. The overall feel is calm, clean, and contemporary, like a wellness and science journal's cover image, with natural textures, subtle film grain, and a refined, premium magazine look. No people, no logos, no text, and no futuristic elements.
nutrition

Créatine avant ou après votre entraînement ? Une petite étude donne l’avantage post‑entraînement

BY DR. GYMBRO ·

Faut‑il prendre de la créatine avant ou après votre séance de musculation ? Une étude de 2013 menée auprès de 19 bodybuilders masculins a montré que la prise post‑entraînement semblait légèrement supérieure à la prise pré‑entraînement en termes de masse maigre, de masse grasse et de développé couché. Cependant, le test statistique formel n’a pas révélé de différence significative entre les groupes, les auteurs s’appuyant sur une inférence prudente « possiblement plus bénéfique ». Voici ce que disent réellement les données, pourquoi la taille de l’échantillon compte, et comment appliquer les résultats avec une routine simple de 5 g par jour.

A wide, landscape editorial photograph shot from slightly above, showing a rustic matte-white ceramic bowl of dried tribulus terrestris, spiky star-shaped seed pods in warm tan and khaki tones, with a few fresh green trailing vines and tiny yellow flowers draped beside it. The bowl sits at the left third of the frame on a pale ash-wood table. Scattered nearby are two identical sets of plain, unlabeled amber supplement capsules, one pile slightly apart from the other, hinting at a placebo comparison. To the right, slightly out of focus, a worn leather rugby ball rests next to a chalk-dusted steel barbell plate and a folded charcoal-gray athletic towel.

Soft diffused natural light streams in from a window on the left, creating gentle long shadows and a calm, clean atmosphere. The background is a muted sage-green and cream gradient with a shallow depth of field, leaving generous negative space on the right side for title overlay. A small, minimal notebook with a pencil and a simple balance scale made of brushed brass sits subtly in the midground, suggesting scientific scrutiny without any laboratory clutter.

The color palette is earthy and refined: sage green, sand, warm amber, charcoal, and off-white. The style is modern lifestyle-magazine photography, crisp textures, subtle film grain, and a high-end wellness journal feel. The composition is balanced, uncluttered, and minimalist, with a quiet, thoughtful mood that conveys skepticism and evidence-based inquiry. No text, no logos, no people, no futuristic or sci-fi elements.
science research

Tribulus terrestris échoue chez les joueurs d’élite de rugby à XIII : essai de 5 semaines

BY DR. GYMBRO ·

Le Tribulus terrestris est vendu comme un booster naturel de testostérone promettant de prendre du muscle en moins d’un mois. Des chercheurs l’ont testé chez des joueurs d’élite de rugby à XIII lors d’un essai en double aveugle. Tous les participants sont devenus plus forts et ont gagné de la masse maigre, mais le groupe placebo a obtenu les mêmes résultats. Le supplément n’a d’ailleurs pas modifié le taux urinaire T/E. Voici ce que l’étude a révélé, ses limites et où il vaut mieux placer votre argent.

This page is available in