Dr. Gymbro
A wide, editorial-style photograph of a rugged Himalayan cliff face at golden hour, with dark, glossy resin seeping from the cracks in the layered stone. Thick, tar-like droplets catch the warm light and shine like polished obsidian. In the foreground, a weathered hand holds a small, rustic ceramic dish with a spoonful of purified Shilajit. The resin is deep brown-black, glossy, and stretches in a slow, viscous ribbon from the spoon. Beside the dish sits a simple, minimalist amber glass dropper bottle with a plain cream label, a folded linen cloth, and a few scattered dried herbs, suggesting a modern wellness ritual. The mid-ground shows soft layers of misty mountain ridges fading into a pale peach and dusty blue sky. The background is gently blurred, with shallow depth of field and creamy bokeh. The color palette is earthy and muted: warm ochre, charcoal, sage green, and soft cream, with a subtle film-grain texture. Natural side lighting creates long, gentle shadows and highlights the textures of the stone, resin, and ceramic. The composition follows the rule of thirds, with the dish and bottle in the lower left and open negative space on the right for headline overlay. The mood is calm, grounded, and credible, like a high-end health and science magazine feature, with a refined, contemporary, slightly documentary look. There is no text, no people's faces, and no futuristic elements.
Science & Research

Shilajit testé : le « goudron de montagne » peut‑il vraiment augmenter la testostérone ?

Dr. Gymbro · · 5 min read

Shilajit, cette substance collante et goudronneuse qui suinte des roches de l’Himalaya et d’autres chaînes montagneuses, est utilisée en médecine ayurvédique depuis des siècles. Aujourd’hui, elle est commercialisée comme un booster naturel de testostérone, souvent avec plus de confiance que de preuves. Un essai randomisé, en double‑aveugle et contrôlé par placebo mérite un examen approfondi, puisqu’il a testé un extrait purifié de shilajit contre un placebo et a mesuré les vrais taux hormonaux.

Ce que l’étude a fait

L’article, mené par Pandit et ses collègues, a été publié dans Andrologia en 2016. Il évaluait le shilajit purifié, décrit comme un rasayana ayurvédique (un tonique rajeunissant), chez des volontaires masculins en bonne santé âgés de 45 à 55 ans. Les participants ont pris 250 mg deux fois par jour pendant 90 jours consécutifs. Le protocole était randomisé, en double‑aveugle et contrôlé par placebo — le standard pour séparer un vrai effet d’un supplément de l’attente ou du hasard.

Les chercheurs se sont concentrés sur les hormones androgènes masculines. Les principaux paramètres étaient la testostérone totale, la testostérone libre et le sulfate de déhydroépiandrostérone (DHEAS). Ils ont aussi suivi les gonadotrophines, à savoir l’hormone lutéinisante (LH) et l’hormone folliculo‑stimuleuse (FSH).

Ce qu’ils ont trouvé

Selon le résumé, 90 jours de shilajit ont augmenté de façon significative (p < 0,05) la testostérone totale, la testostérone libre et le DHEAS comparé au placebo. LH et FSH sont restées « bien maintenues », c’est‑à‑dire stables, sans hausse ni baisse notable.

Le résumé indique une différence statistiquement significative mais ne fournit pas de tailles d’effet, de sorte que nous ne disposons pas de chiffres précis sur l’ampleur de la hausse. Toute personne citant un pourcentage doit vérifier le texte complet plutôt que de se fier à des allégations marketing.

Pourquoi le résultat sur la LH et la FSH est important

La LH est le signal pituitaire qui indique aux testicules de produire de la testostérone. Si un composé élève la testostérone tout en faisant grimper fortement la LH, cela peut suggérer que le corps compense une déficience. En revanche, lorsque la testostérone augmente alors que LH et FSH restent plates, le mécanisme est moins évident — cela pourrait indiquer une action directe sur la production hormonale plutôt qu’une simple stimulation pituitaire. Le résumé n’explique toutefois pas pourquoi ce phénomène s’est produit, si bien que toute hypothèse doit rester provisoire tant que le texte complet ne l’appuie pas.

Le résultat sur le DHEAS est également intéressant. Le DHEAS est un précurseur surrénalien qui diminue avec l’âge ; une hausse chez des hommes de fin 40 et 50 ans soutient l’idée que le shilajit pourrait agir sur le statut androgénique de façon globale, et pas uniquement sur la testostérone.

Avertissements importants

Le résultat est encourageant, mais il comporte de réelles limites :

  • Échantillon modeste. Il ne s’agit pas d’une étude multicentrique de grande envergure. Les petites études peuvent produire des résultats qui ne se reproduisent pas, et une seule étude ne constitue pas un consensus.
  • Hommes d’âge moyen, pas jeunes bodybuilders. Les participants avaient entre 45 et 55 ans. La testostérone chute naturellement avec l’âge, laissant plus de marge de progression dans ce groupe que chez un homme de 22 ans dont les niveaux sont déjà élevés. Ces résultats ne doivent pas être extrapolés aux jeunes athlètes.
  • Niveaux hormonaux ≠ performance. Le résumé ne parle que de biomarqueurs hormonaux. Il ne mentionne aucun gain en masse musculaire, en force, en libido ou en composition corporelle, donc il ne faut pas supposer qu’un chiffre de laboratoire se traduit automatiquement en résultats visibles à la salle.
  • Volontaires en bonne santé. L’étude ne s’applique pas aux hommes atteints d’hypogonadisme diagnostiqué ou d’autres pathologies.
  • Extrait purifié. L’essai a utilisé une préparation de shilajit purifiée comme décrite dans le texte. Le résultat ne se transposera peut‑être pas à la résine brute, aux capsules aléatoires ou aux produits non vérifiés.

Leçons pratiques

Dose et durée : Le protocole étudié était de 250 mg deux fois par jour (soit 500 mg au total) pendant 90 jours. C’est un régime précis ; il n’y a donc aucune raison de dépasser largement cette dose. Des doses plus élevées n’ont pas montré d’avantages supplémentaires dans cette étude.

La qualité compte. Le shilajit est un matériau naturel récolté sur les rochers de montagne, et le produit brut ou mal traité peut contenir des métaux lourds, des variations d’acide fulvique et d’autres contaminants. C’est la raison principale pour laquelle l’usage d’un extrait purifié dans l’étude est crucial. En magasin, privilégiez les marques qui indiquent clairement qu’elles sont purifiées et qui fournissent des analyses de laboratoire tierces, incluant idéalement le contrôle des métaux lourds (plomb, arsenic, cadmium, mercure). Un produit qui ne peut pas présenter de certificat d’analyse est un pari risqué.

À qui cela peut convenir : D’après cet essai, le public le plus pertinent est celui des hommes en bonne santé dans la fin de la quarantaine à la mi‑cinquantaine, curieux de soutenir leurs niveaux d’androgènes. Les hommes plus jeunes, ceux sous thérapie à la testostérone et ceux présentant des conditions médicales influençant les hormones devraient rester prudents avant de tirer des conclusions. Toute personne ayant une pathologie thyroïdienne, prostatique, liée au fer ou sensible aux hormones, ou sous traitement médicamenteux, doit d’abord consulter un médecin. En cas de suspicion de déficit en testostérone, faites un bilan sanguin plutôt que d’essayer de deviner avec des compléments.

En résumé

Cet essai randomisé, contrôlé par placebo, offre une preuve réelle, quoique préliminaire, que le shilajit purifié à 250 mg deux fois par jour pendant 90 jours peut augmenter la testostérone totale, la testostérone libre et le DHEAS chez des hommes d’âge moyen en bonne santé, sans perturber la LH et la FSH. Cela le rend plus crédible que la plupart des allégations de « boosters naturels de T » qui reposent uniquement sur la tradition ou des données in‑vitro. Mais une petite étude sur un seul groupe d’âge n’est qu’un point de départ, pas un verdict définitif. Des réplications à plus grande échelle, des mesures de performance (force, composition corporelle) et des données de sécurité à long terme seraient nécessaires avant de qualifier le shilajit de solution prouvée pour la testostérone.

Original study

Read the original research on pubmed.ncbi.nlm.nih.gov →

This article summarizes published research for general information. It is not medical advice.

DG

Written by

Dr. Gymbro

Dr. Gymbro writes for Dr. Gymbro: science-backed fitness, nutrition & performance.

Related Articles

A bright, modern editorial flat-lay photographed from above on a soft off-white stone surface. At the center sits a matte ceramic scoop heaped with fine white creatine powder, with a loose dusting of powder fanning out across the surface. Beside it is a minimalist frosted-glass jar with a plain label and a brushed-steel shaker bottle lying on its side. To the left, a wooden comb and a small folded strip of graph paper with a single hand-drawn upward curve in muted terracotta ink, suggesting a data spike without any text. A few loose strands of dark brown hair curve elegantly across the stone near the comb. To the right, a clean glass beaker filled with water and a sprig of green rosemary, and an open notebook with blank pages and a sleek pen. The palette is warm neutrals: cream, sand, soft sage green, and a single accent of terracotta orange. Natural window light falls from the upper left, casting long, gentle shadows and a subtle diffused glow. The composition leaves generous negative space on the right third for title overlay. Shallow depth of field with crisp focus on the powder scoop, a premium health-and-science magazine look, minimalist, calm, and trendy, with fine grain and soft contrast. Landscape 16:9 framing.
science research

Créatine et perte de cheveux : l’augmentation de 56 % du DHT expliquée

BY DR. GYMBRO ·

Une étude de 2009 a montré qu’une phase de charge de créatine de 7 jours à 25 g/jour augmentait le DHT de 56 %, les niveaux restant environ 40 % au‑dessus du point de départ avec une dose d’entretien de 5 g/jour, tandis que la testostérone restait stable. Comme le DHT est associé à la calvitie masculine, ces résultats ont alimenté le débat sur la créatine et la perte de cheveux. Mais l’essai ne comptait que 20 joueurs de rugby, ne durait que trois semaines et n’a jamais mesuré la chevelure. Des études ultérieures n’ont pas reproduit de façon systématique cette hausse du DHT. Voici ce que révèlent réellement les recherches, qui pourraient être concernés et comment ajuster votre approche si vous êtes inquiet.

A clean, editorial still life shot from a slightly elevated angle on a pale oatmeal-colored stone countertop, lit by soft natural window light from the left that casts long, gentle shadows. In the center sits an open, unlabeled amber glass supplement bottle on its side, with a small scatter of cream and white capsules spilling toward the viewer. Beside it, a matte ceramic dish holds a few capsules and a pinch of coarse sea salt. To the right, a neatly arranged group of whole foods that are natural zinc and magnesium sources: halved oysters on a small slate board, a small bowl of pumpkin seeds, a handful of raw cashews, and a few dark green spinach leaves. In the left foreground, a worn leather gym notebook lies open with minimal handwritten tally marks and a simple hand-drawn flat line graph in dark ink, with a brass pen resting across it. A single chrome dumbbell handle edges into the frame at the far left, softly out of focus, and a folded charcoal gym towel sits at the top right corner. The palette is warm and muted: sand, cream, sage green, amber, and charcoal, with a subtle terracotta accent in the ceramic dish. The depth of field is shallow, with the capsules and bottle in crisp focus and the background gently blurred into a soft beige haze. The mood is calm, thoughtful, and skeptical, like a modern health and science magazine feature. The composition leaves generous negative space on the upper right for headline text. The texture is tactile and fine-grained, with a subtle film-like softness and natural contrast. Wide landscape 16:9 framing.
science research

ZMA et testostérone ? 8 semaines chez des haltérophiles n’ont rien donné

BY DR. GYMBRO ·

Le ZMA a bâti sa réputation sur des affirmations audacieuses concernant la testostérone, un lien avec le scandale BALCO et une première étude de football qui semblait prometteuse. Des chercheurs ont ensuite testé le produit de façon plus stricte : 42 hommes entraînés, en double‑aveugle, pendant huit semaines d’entraînement standardisé. Le taux sérique de zinc a légèrement augmenté, mais sans différence significative, et aucun changement n’a été observé sur les hormones, la force, la composition corporelle, l’endurance ou la puissance anaérobie. Voici ce que l’étude a réellement montré, pourquoi la carence reste une question à part, et ce que les pratiquants devraient plutôt faire.

A wide, editorial-style flat lay photographed from above on a pale warm-gray stone countertop in soft morning window light. On the left, a small matte white ceramic bowl holds fine white arginine powder, with a wooden scoop resting beside it. At the center, two halved oranges and one whole lemon in saturated citrus tones, with a few glossy droplets of water on the cut surfaces, to suggest vitamin C. On the right, three slim amber glass capsule bottles with minimal cream labels and no legible text stand in a loose row, with a few white capsules spilling out. A single chrome dumbbell handle enters the frame from the upper right corner, partly cropped, its cool metallic sheen contrasting with the warm fruit. A sprig of green rosemary and a folded linen napkin in oatmeal beige add texture. Long soft shadows fall to the left. The palette is warm cream, sunny orange, soft yellow, and muted sage, with a few crisp accents of steel gray. The composition is airy and uncluttered, with generous negative space in the upper left for a title overlay. It has a shallow depth of field, a crisp foreground, and a faintly blurred background. The look is clean, contemporary, and wellness-magazine, like a premium health and fitness journal cover, with natural grain, high-end product photography quality, and a calm, fresh, trustworthy mood.
science research

3 g d'arginine + 500 mg de vitamine C : une hausse de 26 % de la testostérone chez les bodybuilders

BY DR. GYMBRO ·

L'arginine a longtemps mauvaise réputation comme stimulant d'oxyde nitrique, mais une nouvelle étude randomisée montre qu'associée à de la vitamine C, elle augmente significativement la testostérone et le VO₂max chez 50 bodybuilders masculins après 45 jours de supplémentation (3 g d'arginine répartis en trois prises + 500 mg de vitamine C), tout en réduisant la masse grasse. L'hormone de croissance, le cortisol et l'équilibre azoté restent inchangés. Ce « stack » économique mérite d'être suivi, même s'il repose sur une étude unique et qu'une hausse de testostérone ne garantit pas forcément une prise de muscle.

A landscape editorial still life on a warm, softly textured oatmeal-colored linen surface, photographed from a slightly elevated three-quarter angle in gentle morning window light. At the center sits a small matte ceramic dish in muted terracotta holding a handful of pale amber capsules, with a few spilled casually onto the linen. Beside it is a rustic wooden scoop holding a pile of fine, golden-tan powdered root extract. Behind these, a loose arrangement of raw Tongkat Ali root pieces, gnarled and fibrous with pale cream interiors and rough brown bark, rests on a slab of pale travertine stone.

On the left, a pair of older adult hands, seen only from the wrists down, with natural skin texture, hold a simple matte-black hand dynamometer in a relaxed grip. The tone is dignified and healthy, not athletic or posed. A sage-green ceramic mug of tea sits slightly out of focus nearby, with a thin curl of steam.

On the right, a minimalist open notebook with blank cream pages and a slim brass pen lies beside a sprig of dried eucalyptus. A small frosted glass jar adds a quiet pharmacy-apothecary note.

The palette is earthy and calm: warm beige, terracotta, sage, soft brown, and cream, with subtle brass accents. The shadows are long and soft, the depth of field shallow with a creamy blurred background of a sunlit neutral wall and a hint of a leafy plant. Negative space on the upper right suits headline overlay.

The style is modern wellness-journal photography, like a high-end health magazine or a Kinfolk-inspired lifestyle site: tactile, calm, and refined, with subtle film grain and natural color grading. There is no text, no logos, no futuristic elements, and no clinical lab equipment.
nutrition

Tongkat Ali : 400 mg pendant 5 semaines augmentent la testostérone et la force de préhension

BY DR. GYMBRO ·

Le Tongkat Ali est l’un des boosters de testostérone les plus recherchés sur le net, et une petite étude pilote lui fournit des données humaines concrètes. Vingt‑cinq adultes actifs âgés de 57 à 72 ans ont pris 400 mg d’extrait chaque jour pendant 5 semaines, ce qui a fait grimper la testostérone totale et libre ainsi que la force de préhension. Le taux de testostérone libre des femmes a aussi augmenté, probablement parce que le SHBG a baissé. L’absence de groupe placebo empêche d’affirmer une preuve définitive, mais les résultats sont encourageants.

This page is available in