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Wide landscape editorial photograph of a mountain biker mid-ride on a dusty red-orange singletrack trail in the South African Western Cape, golden hour light raking across the scene. The rider is in sharp focus on the right third of the frame, wearing a weathered cycling kit with a race number plate on the handlebars, dust kicking up from the rear tire. Behind them, rolling hills covered in fynbos shrubland and silhouetted protea plants fade into soft, hazy blue mountains. Warm amber sunlight creates long shadows and a soft rim light around the rider and bike.

In the lower left foreground, slightly out of focus, a small minimalist glass vial and a clear water bottle sit on a flat sun-bleached rock, with a few drops of liquid catching the light. Next to them, a simple matte paper notecard and a pencil suggest data collection, with no legible text. The vial and bottle are clean, understated, and modern, with no branding.

The color palette is earthy and refined: terracotta, ochre, sage green, dusty teal sky, and cream highlights. The composition uses shallow depth of field, a generous negative space in the upper left sky for headline overlay, and subtle film grain. The mood is contemplative, skeptical, and quietly sophisticated, like a feature photograph from a high-end outdoor sports and science magazine. Natural, candid, cinematic, shot on a 50mm lens with soft contrast and muted saturation. No futuristic elements, no glowing effects, no molecular graphics, no text.
Science & Research

Ketone IQ a augmenté les corps cétoniques au Cape Epic, mais n’a servi à rien

Dr. Gymbro · · 5 min read

Ketone IQ a augmenté les corps cétoniques au Cape Epic, mais n’a servi à rien

Huit jours, des centaines de kilomètres de sentiers sud-africains pénibles, deux doses quotidiennes d’une boisson cétonique haut de gamme… Et, à la fin de l’aventure, les coureurs qui ont bu du Ketone IQ se sont montrés, ressentis et rendus comme leurs homologues ayant reçu un placebo.

C’est le titre d’un nouveau essai en double‑aveugle publié dans European Journal of Sport Science, et c’est un rappel utile pour quiconque envisage les suppléments cétoniques comme aide à la récupération.

Ce que les chercheurs ont testé

Engelbrecht et ses collègues ont suivi 18 VTTistes de haut niveau (10 équipes) pendant le Absa Cape Epic 2025, une course en étapes de 8 jours. Les participants ont été répartis aléatoirement pour recevoir soit 87,5 mL de Ketone IQ – dont l’ingrédient actif est le R‑1,3‑butanediol (BDO) – soit un placebo. La boisson était prise deux fois par jour : une fois après chaque étape et une fois avant le coucher.

L’étude a suivi un large panel de paramètres « réels » :

  • Fréquence cardiaque pendant l’effort et au repos
  • Apports énergétiques et glucidiques
  • Hydratation
  • Paramètres du sommeil
  • Performance cognitive (temps de réaction inclus)
  • Stress subjectif et récupération perçue

L’objectif était clair : alors que la plupart des recherches sur les cétones se déroulent en laboratoire, ce travail a vérifié si le BDO pouvait réellement aider lorsque fatigue, dette de sommeil et contraintes d’alimentation s’accumulent sur une semaine de course.

Résultat frappant : cétose, mais aucun bénéfice

La boisson a bien fait son travail sur la chimie sanguine. Le BDO a induit une cétose légère d’environ 1,0 mM de β‑hydroxybutyrate (BHB) dès la première étape.

En revanche, aucun avantage fonctionnel n’a suivi. Tout au long de la course, les deux groupes ont présenté les mêmes signes d’usure cumulative :

  • Fréquence cardiaque plus basse pendant l’effort
  • Fréquence cardiaque au repos plus élevée
  • Augmentation des apports énergétiques et glucidiques
  • Temps de réaction plus lent dès la sixième étape

Le BDO n’a modifié aucune de ces tendances comparé au placebo. Le titre même de l’article l’affirme clairement : post‑exercise R‑1,3‑butanediol did not improve markers of fatigue or recovery. Les auteurs concluent que la cétose modeste n’a pas été efficace dans des conditions de course réelles.

Ce schéma correspond à la description classique de la fatigue cumulative en course à étapes ; le supplément cétonique n’a pas détourné cette trajectoire.

Le butanediol n’est pas un ester cétonique

C’est l’aspect que les acheteurs oublient le plus souvent. « Supplément cétone » regroupe plusieurs produits distincts.

La littérature de référence citée par les auteurs porte sur les mono‑esters cétoniques (KME), qui ont montré des effets positifs sur la récupération et la réduction du stress physiologique lors d’exercices d’endurance. Le BDO est un précurseur : le corps doit le convertir en BHB, alors que les esters délivrent directement la cétone. En général, cette voie de conversion produit des concentrations sanguines plus faibles que les boissons à base d’ester, et le niveau d’environ 1 mM observé ici s’inscrit parfaitement dans ce cadre.

Les auteurs insistent eux‑mêmes sur la nécessité d’évaluations « spécifiques à chaque formulation ». En d’autres termes, un résultat négatif pour le BDO ne réfute pas l’efficacité des esters cétoniques, et un résultat positif pour un ester ne garantit pas l’efficacité du BDO. Ce sont deux produits, deux ensembles de preuves.

Implications pratiques si vous envisagez d’acheter

L’étude ne prouve pas que les cétones sont inutiles, mais elle brouille l’idée selon laquelle Ketone IQ serait un raccourci miracle pour la récupération lors d’efforts d’endurance sur plusieurs jours.

  • Dose et timing testés : 87,5 mL deux fois par jour, post‑effort et avant le sommeil. Ce protocole n’a pas modifié les marqueurs de récupération. Augmenter la dose ou changer le moment d’ingestion n’a pas été étudié.
  • Qui pourrait ne pas en profiter : si votre objectif principal est d’améliorer la récupération, la qualité du sommeil ou la fraîcheur le lendemain d’une étape, cet essai ne fournit aucune preuve d’avantage.
  • Où votre argent ira probablement plus loin : les deux groupes ont augmenté leurs apports en glucides et en énergie au fil de la course. Optimiser l’alimentation, le sommeil et l’hydratation reste un investissement plus judicieux avant de miser sur un supplément spéculatif.
  • Vérifiez le composé : au moment de l’achat, assurez‑vous que le produit contient bien du BDO ou, au contraire, un ester cétonique. Les résultats de l’un ne sont pas transposables à l’autre.

Limitations à prendre au sérieux

Il s’agit d’une petite étude, et les réserves sont importantes :

  1. Taille de l’échantillon – 18 coureurs : un essai de petite taille peut ne pas détecter des effets modestes ; « pas de différence détectée » n’est pas synonyme d’« effet nul prouvé ».
  2. Variabilité inter‑équipes – Les 10 équipes introduisent un bruit réel (rythme, terrain, exigences de chaque étape) qui serait éliminé en laboratoire.
  3. Produit, dose et protocole uniques – Les conclusions ne concernent que ce BDO, à cette dose, avec une prise post‑effort. Elles ne s’appliquent pas à une utilisation pré‑effort ou à d’autres formulations.
  4. Cétose légère – Le BHB sanguin n’a atteint qu’environ 1 mM. On ne sait pas si des niveaux plus élevés auraient changé les résultats.

Le point fort de l’étude réside également dans son design : double‑aveugle, placebo‑contrôlé, réalisé pendant une vraie course de 8 jours, ce qui est rare et fournit une preuve écologiquement valide, souvent absente des études sponsorisées par l’industrie.

En bref

Ketone IQ a bien augmenté les corps cétoniques chez les participants du Cape Epic, mais n’a pas réduit la fatigue, ni protégé le temps de réaction, ni amélioré la récupération par rapport au placebo. Pour les athlètes d’endurance qui envisagent une boisson cétonique coûteuse, les données de cet essai invitent à la prudence concernant le BDO pour la récupération. Des études plus larges et des comparaisons directes avec les esters cétoniques seraient nécessaires pour apporter une réponse plus complète.

Source : Engelbrecht et al., « Post‑Exercise R‑1,3‑Butanediol did not Improve Markers of Fatigue or Recovery During a Multi‑Stage Mountain Bike Race », European Journal of Sport Science (2026). DOI : https://doi.org/10.1002/ejsc.70260. PMID : 42852530

Original study

Read the original research on pubmed.ncbi.nlm.nih.gov →

This article summarizes published research for general information. It is not medical advice.

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Dr. Gymbro

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