Créatine HCl surpasse le monohydrate chez les footballeurs — ne jetez pas le vôtre tout de suite
Un essai randomisé portant sur 40 footballeurs a montré que la créatine HCl et l’éthyle‑ester étaient supérieures au monohydrate classique en saut, sprint, agilité et puissance maximale après seulement quatre semaines. Toutes les formes de créatine ont surpassé le placebo, mais les versions « premium » ont encore davantage progressé sur les mesures explosives. Avant de changer de pot, il faut savoir que l’étude ne comporte que 10 athlètes par groupe, ne précise aucune dose dans le résumé et contredit des travaux antérieurs. Voici ce qu’elle a démontré, ce qu’elle n’a pas démontré et comment l’interpréter.
La dose indiquée de Kre‑Alkalyn n’augmente pas la créatine musculaire, le montrent les biopsies
La créatine tamponnée, telle que le Kre‑Alkalyn, promet une meilleure absorption, une dose plus faible et moins de ballonnements. Un essai double‑aveugle réalisé à Texas A&M a mis ces affirmations à l’épreuve en prélevant des biopsies musculaires chez 36 haltérophiles entraînés pendant 28 jours. À la dose recommandée de 1,5 g/jour, la teneur en créatine du muscle n’a pratiquement pas changé, alors que la créatine monohydrate l’a clairement augmentée. La force, la composition corporelle et les effets indésirables n’ont montré aucun avantage pour le produit tamponné.
Créatine pyruvate vs citrate : quelle forme a maintenu la force plus longtemps
Deux formes de créatine ont dépassé le placebo lors d’un essai de 28 jours. La créatine pyruvate a conservé son effet sur la force pendant les dix intervalles d’effort maximal, alors que la créatine citrate a perdu son avantage dès le sixième intervalle. En plus, le pyruvate a amélioré la vitesse de relaxation et la consommation d’oxygène au repos. L’étude n’incluait toutefois pas de groupe monohydrate. Voici ce que les chiffres montrent, ce qu’ils ne montrent pas, et comment choisir la forme la plus adaptée.
Créatine éthyl‑ester vs monohydrate : la forme onéreuse qui ne tient pas la route
Les industriels de compléments aiment vanter les mérites d’une « créatine avancée » supposée mieux absorbée que la forme classique. Un essai randomisé en double‑aveugle de 2009 a comparé la créatine éthyl‑ester, la créatine monohydrate et un placebo chez 30 hommes non entraînés pendant sept semaines d’entraînement intensif. Le CEE a entraîné une diminution de la créatine sérique et une hausse marquée de la créatinine sérique, signe d’une dégradation accrue. La créatine musculaire a augmenté de façon similaire dans les deux groupes créatine, mais la force, la puissance et la composition corporelle n’ont différé d’aucun groupe. Conclusion : évitez la forme « premium » et restez simple.