Des gels contenant du bicarbonate pris en cours d'effort augmentent de 12 W la puissance lors d’un test cycliste de 3 heures
Et si le meilleur moment pour consommer du bicarbonate n’était pas avant la course, mais pendant ? Un essai randomisé croisé auprès de 11 cyclistes entraînés a comparé des gels au bicarbonate et aux glucides pendant trois heures de vélo. Après l’effort, la puissance moyenne sur un test de 12 minutes était supérieure de 12 W par rapport aux seuls glucides, sans différence de troubles gastriques. Aucun avantage n’a été observé sur les sprints ni sur les efforts de deux minutes, et l’échantillon reste très restreint.
100 g de glucides par heure ont maintenu les cyclistes plus rapides — et le glycogène n’est pas la cause
Quatre heures après le départ d’une sortie exigeante, les cyclistes ayant ingéré 100 g de glucides par heure ont perdu moins de puissance que ceux qui n’en prenaient que 60 g. Étonnamment, le glycogène musculaire était à peu près identique dans les deux groupes. Cette étude randomisée, en double‑aveugle et en croisé, menée auprès de 15 hommes entraînés, montre qu’un autre mécanisme que l’épargne du glycogène est à l’œuvre. Nous décortiquons les chiffres, le protocole glucose / fructose 1 : 0,8 et les applications concrètes, tout en soulignant les limites liées à la petite taille de l’échantillon et à son caractère exclusivement masculin.